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Valérie Lagrange picture, image, poster
Valérie Lagrange

Date of birth : 1942-02-25
Date of death : -
Birthplace : Paris, France
Nationality : Française
Category : Arts and Entertainment
Last modified : 2011-02-15

Valérie Lagrange, de son vrai nom Danielle Charaudeau, née à Paris le 25 février 1942, est une auteur-compositrice-interprète, actrice et écrivain française.

Danielle Charaudeau naît au sein d’une famille de commerçants. Elle participe en secret à un casting qui lui vaut de décrocher en 1959, à 17 ans, le premier rôle féminin d’un film d’Autant-Lara avec Bourvil, La Jument Verte.

En 1962, elle épouse un photographe de plateau, qui lui donne un fils, mais quelques années après, vivant sans doute mal la notoriété de son épouse, celui-ci se suicide. Valérie Lagrange commence à chanter par hasard, en rencontrant dans une soirée Francis Lai et Pierre Barouh, qui lui écrivent ses premières chansons.

Signée chez Philips, elle propose à partir de 1964 plusieurs EP’s, des super 45 tours de quatre titres (« Paris Wellington », « Un Jour Sans Toi », « Encore un Jour de Notre Amour », « Moitié Ange Moitié Bête ».

En 1965, elle croise la route de Serge Gainsbourg qui lui compose « La Guérilla », un semi-tube sur fond de musique sud américaine. Ces chansons sont réunies sur un premier album, avec en outre « La Chanson de Tessa », sur un poème de Giraudoux, qu’elle interprète avec le comédien Jean-Pierre Kalfon qui sera longtemps son compagnon. L’album connaît un relatif succès, et elle chante à Bobino en 1966, l’année où elle joue dans Un Homme et une Femme, le film culte de Lelouch.

Mais cette situation, certes confortable, d’artiste « populaire » n’enchante pas Valérie Lagrange. Elle participe à deux films qui préfigurent la contre-culture, Week-end de Godard, et Les Idoles, de Marc’O, qui fait avec elle partie de la « bande de la Coupole » (Kalfon, Bulle Ogier, Téchiné, Pierre Clémenti, des peintres, des écrivains…), qui commence à expérimenter les drogues, la liberté sexuelle, la vie en communauté.

Mai 68 arrivé, et provoque chez elle une vraie révolution. Elle écrit à sa maison de disque pour lui annoncer que le monde à changé, et qu’elle ne souhaite désormais plus enregistrer.Les années qui suivent vont être des années d’aventures et d’expérimentation.

Elle part vivre en Italie sur une île (Positano) avec sa bande, travaillant son jeu de guitare et les chansons de Dylan et Cohen, puis, en 1972, part avec Kalfon, Ogier et quelques autres tourner La Vallée de Barbet Schroeder en Nouvelle-Guinée. Après cette expérience extrême chez les Papous, elle visite l’Inde, s’établit un temps à Katmandou, puis revient en France, dans une communauté du sud de la France où elle rencontre Jacques Higelin.

De retour en région parisienne, elle rencontre Ian Jelfs, un guitariste anglais émigré en France, qui a joué dans le groupe Alice. Ensemble, ils forment un couple et font la manche, jouant un temps dans un groupe pré Téléphone avec Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac, ou accompagnant un temps Graeme Allwright. Jelfs a fait découvrir le reggae à Valérie Lagrange, et un 45 tours de 1977, enregistré avec les musiciens d’Elton John, « Si ma Chanson Pouvait », commence à travailler cette voie.

Signée par Philippe Constantin, elle devient la première artiste de Virgin France et sort en 1980 un album de rock reggae, Faut Plus Me La Faire qui connaît un franc succès (Disque d’or). À près de 40 ans, elle s’inscrit dans le nouveau courant du rock français qui profite de la naissance des radios libres pour s’épanouir.

Elle enregistre ensuite trois autres albums, Chez Moi (1981), Les Trottoirs de l’Eternité (1983, avec un nouveau tube, « La Folie »), puis Rebelle (1985). Elle a travaillé avec les Sinceros puis The Ruts, des groupes anglais performants, qui donnent à son rock des accents crédibles, mais le succès de Faut Plus Me La Faire n’est pas réédité, et on lui rend son contrat. En 1985, c’est elle qui est à l’initiative des Chanteurs pour l’Ethiopie, dont elle s’efface pour passer le témoin à Renaud, plus consensuel qu’elle.

Les années 90 ne lui sont pas favorables, toujours porteuse des idéaux de 68, elle ne se reconnaît pas dans le matérialisme des nouveaux artistes et elle va s’absenter longtemps. Un événement personnel va même la retirer du monde : Ian Jelfs est victime d’une overdose et se relève de plusieurs semaines de coma très diminué. Valérie Lagrange va passer des années à s’occuper de lui (ce qu’elle fait toujours), pour lui redonner de l’autonomie. Un parcours sacrificiel qu’elle raconte dans son premier livre, Une Vie Pour une Autre.

En 1998 sort une intégrale en deux CD de sa période Virgin, et dix-sept ans après son dernier album, elle revient en 2003 avec Fleuve Congo, un somptueux album, fruit d’une rencontre avec Benjamin Biolay, qui le réalise. Elle reprend d’anciens titres (« Tessa », « La Guérilla ») en compose de nouveaux (« La Maison sous les glycines », « Mon amour pour toi »), évoque ses héros (Rimbaud, Kerouac) dans d’autres chansons, et revisite « La Prière » de Brassens (sur un poème de Francis Jammes).

Fleuve Congo est un succès critique, qui lui vaut d’être nommée aux Victoires de la Musique comme Artiste féminine de l’année, mais il n’a pas connu de suite jusqu’alors.


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