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Gustave Caillebotte picture, image, poster
Gustave Caillebotte

Date of birth : 1848-08-19
Date of death : 1894-02-21
Birthplace : Paris, France
Nationality : Française
Category : Arts and Entertainment
Last modified : 2011-01-28

Gustave Caillebotte est un peintre français, né à Paris le 19 août 1848 et mort à Gennevilliers le 21 février 1894.

Après avoir commencé des études de Droit, il entre dans l'atelier du peintre académique Léon Bonnat. En 1873, il réussit l'examen d'entrée de l'École des Beaux-Arts. Issu d'une riche famille d'industriels, il hérite à la mort de son père, en 1874 d'une propriété à Yerres (Essonne) et d'une importante fortune qui lui permet de se consacrer à sa passion pour la peinture. Elle lui permet également de devenir le mécène de ses amis peintres, notamment Renoir, Degas ou Monet et de financer l'organisation d'expositions impressionnistes.

En 1875, son tableau Les Raboteurs de parquet est refusé au Salon, le sujet heurtant par son extrême quotidien - il est aujourd'hui l'un de ses plus célèbres tableaux. Les années suivantes, il participera à différentes expositions impressionnistes, puis avec la société des XX.

Son œuvre est originale par ses thèmes, notamment l'ennui et l'extrême solitude des personnages dans le nouveau Paris haussmannien, mais aussi à la campagne et au sein même du cercle familial - même dans ce cadre privilégié, les personnages semblent indifférents les uns aux autres. Son œuvre est également originale par sa technique : elle semble proche de l'art photographique, mais par de puissants effets de perspectives tronquées, les distances et les premiers plans sont écrasés et l'horizon absent, d'où la perception instable et plongeante de ses toiles. Au point de vue de la finition et de la composition de ses œuvres, on peut dire que Caillebotte est à la première époque de l'Impressionnisme ce que Seurat représentera pour la deuxième période (Néo-Impressionnisme et Pointillisme).

Caillebotte fut l'un des premiers grands peintres français à exposer régulièrement aux États-Unis où il rencontra un vif succès et où se trouvent aujourd'hui nombre de ses toiles. Il est l'un des fondateurs du courant "réaliste" qu'illustrera par exemple au XXe siècle l'Américain Edward Hopper.

À partir de 1876, Caillebotte collectionne les peintures de ses amis peintres, et se montre très généreux dans l'acquisition des œuvres. "Mécène éclairé", il acquiert par exemple Coin d'appartement de Claude Monet, ou du Bal du Moulin de la Galette de Auguste Renoir. Il achète également des tableaux à Paul Cézanne, à Edgar Degas, à Édouard Manet et à Camille Pissarro.

Son activité de collectionneur s'est aussi étendue à la philatélie, dont il a été un adepte assidu avec son frère musicien Martial Caillebotte. Il a été l'un des fondateurs, avec le Docteur Jacques Legrand et Arthur de Rothschild de la Société Française de Timbrologie, le 14 juin 1875.

Personnage aux multiples facettes, Gustave Caillebotte était également un horticulteur émérite. Il a correspondu avec le peintre Claude Monet, à Giverny, et a créé des orchidées dans ses serres.

Sa passion pour le yachting n'a cessé de croître. En 1881, sous l'influence de Monet, il emménage au Petit Gennevilliers et rachète le chantier naval Luce (du nom de l’ancien propriétaire). Régatier, il se passionne pour la vitesse et cherche à perfectionner ses bateaux. Architecte naval, il construisit des prototypes de voiliers, aux multiples innovations (voile en soie, lest extérieur, coques hydrodynamiques,...), qui lui permirent de remporter des titres internationaux.

En 1882, il construit le voilier Jack, en 1885, le dériveur La Pioche, et les voiliers le Lézard en 1891, Roastbeef, le plus connu, en 1892, Dahud, en 1893, considéré comme son chef-d'œuvre, et Mignon lancé en 1894 après la mort de son inventeur [1]. Il est l'initiateur, en 1889, de la jauge des 30 m2 du CVP (Cercle de la Voile de Paris) dont il était vice-président depuis 1876.

Dans son testament, il léguait à sa mort soixante-sept tableaux impressionnistes de sa collection personnelle à l'État, qui n'en accepta finalement que trente-huit, après deux ans de négociations menées par Renoir, exécuteur testamentaire de Caillebotte, et de violentes polémiques. L'Académie des Beaux-Arts protesta officiellement contre l'entrée de ces tableaux au musée du Luxembourg, en qualifiant l'évènement d' « offense à la dignité de notre école ».

La maison et le parc qu'il possédait à Yerres (Essonne), en bordure de la rivière homonyme, sont aujourd'hui propriété communale et le parc est ouvert au public. C'est là qu'il a peint certaines scènes de périssoires.



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