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Dalida picture, image, poster
Dalida

Date of birth : 1933-01-17
Date of death : 1987-05-03
Birthplace : Le Caire, Egypte
Nationality : Française
Category : Arts and Entertainment
Last modified : 2010-04-29

Dalida (Yolanda Gigliotti), est une chanteuse et actrice d'origine italienne, naturalisée française, née le 17 janvier 1933 au Caire, en Égypte, et morte dans la nuit du 2 au 3 mai 1987 à Paris par suicide.

C’est dans le quartier de Choubrah du Caire, en Égypte, que naît Yolanda, fille d’immigrés italiens du début du siècle, second enfant de la famille Gigliotti, après son aîné Orlando, et avant son cadet Bruno.
Pietro, le père de famille, est violoniste à l’Opéra pendant que Giuseppina, la mère, s’occupe des enfants. Yolanda manifeste un goût pour l’art.
Enfant de bourgeois aisés, Yolanda vit une enfance sans histoire, fréquentant une école.
Elle quitte, le 25 décembre 1954, l’Égypte et sa famille pour Paris.
Elle prend des cours de chant, pour survivre, et commence à chanter dans des cabarets, présentée comme la révélation française de l’année. Un concours de circonstances va faire d’elle une star. La rencontre de trois hommes va bouleverser sa vie.
Tout d’abord Bruno Coquatrix. Il est le nouveau propriétaire d’un établissement nommé l’Olympia. En quelques années, il fera de cet ancien cinéma le haut lieu du music-hall en France, et fera passer sur cette scène les plus grands artistes internationaux: de Jacques Brel aux Beatles, en passant par Johnny Hallyday, Brassens, Adamo, Sardou, etc. Il anime une émission sur Europe 1: Numéros un de demain, et est alors à la recherche de nouveaux talents.
Puis Lucien Morisse, directeur artistique d’Europe 1, à l’écoute de tout ce qui se fait de nouveau, est aussi à la recherche de jeunes talents. Il sera l’amant de Dalida, malgré son mariage et l’opinion publique.
Dalida interprète sur Europe 1 Etrangère au paradis et se fait aussitôt remarquer. Barclay lui propose l’enregistrement d’un premier disque, Madonna, puis d’un second, Bambino.
Grace à Morisse, le titre entraînant et jovial passe toute la journée sur l’antenne d’Europe 1 et devient immédiatement un tube. En 1956 Dalida devient très rapidement une star: l’Olympia l’accueille, le public se presse pour la voir.
En un an, elle obtient un disque d’or pour Bambino (300.000 exemplaires vendus), première récompense d’un très longue série.
Elle a aujourd’hui vendu plus de 125 millions de disques à travers le monde et été célébrée des dizaines de fois: disques d’or, de platine, de diamant, Oscar de la chanson, Oscar mondial du disque Une place porte son nom à Paris, et une monnaie a été frappée à son effigie à sa mort.
Le succès de Dalida se propage dans toute l’Europe et même au-delà. Elle part en tournée en Italie, pays de ses origines, et dans de nombreux autres pays, dont l’Égypte, où elle est accueillie comme une reine.
En France, elle remplit les plus grandes salles et ses disques s’arrachent. Côté coeur, après avoir enfin divorcé, Lucien Morisse épouse Dalida le 8 avril 1961. Profitant de ses tournées à l’étranger et de ses nombreuses rencontres, Dalida s’éloigne peu à peu de son mari. Elle reprend sa liberté.
C’est en 1962, après le succès de Petit Gonzales, qu’elle s’achète une maison à Paris, sur les hauteurs de Montmartre, une maison qu’elle aimera et habitera jusqu’à sa mort. Cette maison lui offre aussi la liberté totale puisque au même moment, elle divorce de Morisse. Les succès discographiques s’enchaînent, mais Dalida est seule et rêve de l’homme idéal.
Pour combler sa solitude, elle fait venir en 1966 sa famille à Paris. Sa cousine Rosy devient sa secrétaire, et surtout son jeune frère Bruno devient son bras droit (il prend à l’occasion le prénom de leur grand frère Orlando !).
En 1966 toujours, elle croit rompre cette solitude en rencontrant un jeune débutant Luigi Tenco,ils doivent concourir ensemble au Festival de San Remo . Ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, jusqu’à prévoir leur mariage dans les mois à venir. Mais le malheur viendra les séparer.
Le soir de la finale du festival, Luigi, saoul et hors de lui insulte le jury (ni lui ni Dalida n’ont gagné) et finit, dans un état violent de déprime, par se suicider dans sa chambre d’hôtel. Dalida est effondrée par ce drame.
Commence pour elle une longue série d’évènements malheureux qui petit à petit ruineront sa santé psychologique et sa joie de vivre. Elle tente une première fois de se suicider la même année, heureusement sans réussite.
Cet épisode dramatique va changer sa vie et son personnage. Elle n’est plus la jeune chanteuse de Bambino, mais une femme plus mûre, férue de littérature et de philosophie, une artiste reconnue et adulée.
En septembre 1970, Lucien Morisse, son ex-mari, se suicide. Dalida voit peu à peu le monde s’effondrer autour d’elle. Les années 70 s’annoncent cependant plus sereinement.
Elle rencontre Richard Chanfray, dit le Comte de St-Germain, et sa carrière se stabilise, enchaînant encore des succès immenses dont Paroles Paroles avec Delon.
Malgré tout et, grâce à la sérénité qu’elle retrouve avec son nouveau compagnon, sa carrière reprend de plus belle. A nouveau les succès s’enchaînent: Il venait d’avoir dix huit ans (1973, écrit par Pascal Sevran), Gigi l’amoroso (1974), J’attendrai (1975), ainsi que les concerts et les tournées internationales.
Elle passe aussi dans de nombreuses émissions télévisées qui assoient sa popularité. Dalida ne subit pas les modes et les années, en sachant s’adapter à chaque époque. Ainsi, en 1978, en pleine époque disco, elle sort un album disco Génération 78.
Elle s’exporte aussi aux États-Unis où son succès est immense. Elle garde de ce séjour une mise en scène très music-hall qu’elle utilisera dès 1980 sur scène au Palais des Sports de Paris. Un spectacle grandiose.
Mais un drame encore va ternir son bonheur: elle se sépare du Comte St-Germain, homme devenu violent et dangereux. Encore une fois, l’amour lui échappe. Et ses prochaines amours ne seront pas plus abouties. Parallèlement, son amitié affichée pour le nouveau président François Mitterrand nuit à sa carrière. Ce sont autant de raisons pour Dalida de s’isoler et de s’éloigner. Elle part pour une longue tournée d’un an.
Son retour prouve qu’elle reste malgré tout une star immense. Personne ne l’oublie et ses albums sont des records de ventes. Mais en cette année 1983, Richard Chanfray se suicide. L’édifice fragile s’effondre définitivement. Dalida est à bout, malgré l’acharnement avec lequel elle se jette dans le travail.
Elle tourne au cinéma « Le Sixième jour » de Youssef Chahine et remporte un énorme succès, mais rien ne ramène la joie en son coeur. Tous les hommes qu’elle a aimés ont disparu tragiquement.
Elle décide de mettre fin à ses jours et est retrouvée morte le 3 mai 1987 dans sa maison parisienne.


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